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Pierre-Loïc Berthet, de retour sur le Tour

Avec 16 participations au Tour Voile dont 4 victoires, Pierre-Loïc Berthet (Pierre Lo) est une figure de l’évènement. Depuis deux ans, il est resté en retrait pour se consacrer à d’autres projets. Cette année, ce pur régatier a suivi le circuit en amateur, avec de bons résultats, et il envisage de revenir sur le Tour dès l’année prochaine.

Comment s’est passé votre arrivée sur le circuit Diam 24 od ?

J’ai acheté un bateau cette année avec Stéphane Geslin, c’est l’ex PRB. On a voulu faire le circuit pour voir où on en était. J’ai participé au Tour avec une certaine assiduité, de 1999 à 2015. C’est une régate qui nous a permis de nous former. Ensuite je suis passé à autre chose avec une transat et le mondial J80. Aujourd’hui nous espérons faire le Tour 2019.

Quelles sont vos ambitions ?

Nous n’avons pas les moyens de le gagner mais on va tout faire pour le faire sérieusement. Nous sommes des amateurs éclairés. On fait ça en parallèle de notre boulot. On essaie de taquiner les projets professionnels. Cette année, nous avons fait tout le circuit, en dehors du Tour Voile, et on a beaucoup navigué.

Il n’y a pas besoin d’avoir un gros budget pour 30 jours de navigation. Le circuit permet de bien naviguer à un coût raisonnable. En début de saison, on cherchait nos marques mais on fait notre meilleure performance sur le Grand Prix de l’Ecole Navale, qu’on termine 7ème, juste derrière Oman Sail.

Comment avez-vous découvert le Diam 24 od ?

J’ai fait le Tour de France à la Voile en Diam 24 la première année, en 2015, et j’ai bien aimé le support. C’est un bateau plus sportif pour la régate. Ce qui m’a plu, c’est la simplicité. On a récupéré un bateau d’occasion et dès les premiers jours on a été dans le coup. Techniquement, ça n’est pas trop compliqué mais c’est quand même exigeant physiquement. On prend vite du plaisir.

Avez-vous prévu d’aller naviguer sur des épreuves internationales ?

On aimerait aller à Oman. Ça fait partie du projet d’aller s’entraîner là-bas en février plutôt qu’à La Trinité.

Vous étiez sur le Mondial J80, est-ce que d’autres sont prêts à franchir le pas ?

Quand je suis sur le Mondial J80, je leur explique ma démarche. C’est accessible en termes de budget et c’est très complémentaire. Le budget est proche d’une saison J80, en dehors du Tour qui est beaucoup plus cher. Aujourd’hui, le J80 est un peu en perte de vitesse alors que le J70 prend le dessus. Il y a peut-être du monde intéressé. Nous sommes revenus car on sait où l’on met les pieds. Aujourd’hui, j’espère qu’il va se développer un circuit « D2 » ouvert aux amateurs ou aux propriétaires qui tournent.

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